EPI catégorie 3 : conseils d’usage

Les Equipements de Protection Individuelle sont indispensables pour assurer la sécurité des travailleurs sur un chantier.

Comme le précise la Directive CEE n°89/656 du 30/11/1989, l’employeur est soumis à certaines obligations concernant les EPI :
– Il doit fournir, gratuitement, à chaque employé dont la situation de travail le nécessite, des EPI personnels.
– Il doit en vérifier le bon choix en fonction des performances du produit et des risques liés à la situation de travail. Il doit également s’assurer que le produit est certifié.
– Il doit veiller à l’utilisation effective des équipements de protection individuelle.
– Il doit fixer les conditions d’utilisation, de mise à disposition, d’entretien, de stockage. Celles-ci doivent être prescrites, avec les instructions d’utilisation, dans le règlement intérieur.
– Il doit informer les utilisateurs des EPI des risques contre lesquels ils protègent, de leur mise en œuvre et leur maintenance.
– Il doit assurer le bon fonctionnement et l’état hygiénique des équipements, par l’entretien, la réparation ou le remplacement des articles lorsque leur état ne leur permet plus d’assurer une protection optimale.
– Il doit également former et entraîner ses employés au port de l’EPI, aussi souvent que nécessaire, afin d’en garantir une utilisation conforme aux instructions.

De son côté, l’employé a lui aussi des obligations :
– Il doit prendre soin de sa santé et de sa sécurité, en fonction de ses possibilité et de sa formation, ainsi que celles des personnes concernées par ses actes et omissions au travail. Il doit donc respecter les consignes d’utilisation, d’entretien et de stockage des EPI qu’il utilise.
– Il doit vérifier l’état de son matériel avant chaque utilisation, et signaler tout équipement défectueux ou périmé.
– En cas d’accident dû à un non-respect des consignes, le travailleur s’expose à des poursuites pénales.

Des vérifications périodiques obligatoires

Tous les EPI de catégorie 3, qu’ils soient en service ou en stock, doivent subir des VGP (Visites Générales Périodiques) tous les 12 mois. Le chef d’établissement, tout comme l’Inspection du Travail, peuvent réduire les intervalles entre deux VGP, en fonction des conditions réelles d’utilisation des EPI.
Si les VGP sont exécutées par des personnes externes à l’entreprise, leur rapport doit être annexé au registre de sécurité. Ce dernier doit être tenu à disposition de l’Inspection du Travail, de la CARSAT, de l’OPPBTP, du CHSCT et du médecin du travail.

Equipements antichute

Conseils du coordonnateur SPS sur l'usage des EPI catégorie 3 : les EPI antichutes

L’EPI anti-chute est composé d’un harnais, de longes ou de cordages, de points d’ancrage et de connecteurs. Il est nécessaire, avant toute utilisation, de vérifier que l’équipement choisi est bien adapté à l’usage prévu. Il faut donc identifier les besoins, contraintes, points d’ancrage, et moyens d’évacuation des matériaux. Il est important également d’anticiper l’organisation des secours. L’utilisateur ne doit jamais travailler seul, afin d’être secouru dans les plus brefs délais en cas de chute.
Par ailleurs, tous les utilisateurs de systèmes d’arrêt de chute doivent avoir suivi une formation à leur utilisation, suivie d’une évaluation des acquis. Cette formation doit être renouvelée aussi souvent que nécessaire pour une utilisation conforme à la consigne du fabriquant.

Un contrôle visuel de l’état général de l’équipement complet doit être effectué avant et après chaque utilisation. En cas de signe de détérioration (décoloration, trace de rouille, effilochage de coutures…), le matériel doit être mis au rebut. De même, si l’équipement as subi une chute, il doit être détruit et remplacé car il n’est plus en mesure d’assurer une sécurité optimale. Une inspection visuelle de la ligne de vie et des points d’ancrage est également vivement conseillée avant toute utilisation.

L’équipement doit être rangé dans son emballage d’origine, puis stocké à l’abri des rayons solaires, de la poussière, de l’humidité et des produits chimiques.

Protections respiratoires

Conseils du CSPS RM2G sur l'entretien des EPI catégorie 3 : les protections respiratoires

L’équipement sera choisi après un essai d’ajustement effectué par une personne compétente et formée en protection respiratoire, sur le visage de chaque utilisateur. L’essai d’ajustement doit être refait en cas de changement de pièce ou de modification morphologique de l’utilisateur. L’objectif de ces essai est de garantir une protection optimale du porteur de la protection respiratoire. Un contrôle visuel du matériel doit être effectué avant chaque utilisation afin de déceler tout défaut (déformation, pièce manquante, déchirure…). Il faut ensuite procéder à un contrôle d’étanchéité à pression négative, puis à pression positive.

Méthode de contrôle d'étanchéité des protections respiratoires.

Pour garantir une parfaite étanchéité, il est nécessaire d’être rasé de près avant de mettre en place le masque. En présence de barbe, de favoris, de lunettes, de cicatrices ou encore de coiffes, il faudra porter une cagoule ou un casque afin d’obtenir un niveau de protection optimal.
Les masques et filtres doivent être changés en fonction des recommandations du fabriquant, ainsi que lors d’une gène respiratoire, ou, dans le cas de masques isolants, lors de la perception d’une odeur. L’équipement de protection respiratoire doit être nettoyé après chaque utilisation, et désinfecté régulièrement. Une désinfection systématique doit être réalisée avant chaque changement d’utilisateur.

Les appareils de protection respiratoires doivent être rangés dans des sacs hermétiques (type sac de congélation), ou dans l’emballage fourni par le fabriquant.

ATTENTION : les appareils d’évacuation et de survie ne doivent en aucun cas être utilisés par un sauveteur, ni lors d’une intervention, même brève, dans un environnement dangereux. En effet, la consommation d’oxygène en phase d’effort réduit considérablement le temps d’utilisation de ce type d’équipement.

Protections auditives

Conseils du coordonnateur SPS sur l'entretien des EPI catégorie 3 : les protections antibruit

Les protections auditives se mettent en place avant toute exposition au bruit.

Les bouchons d’oreilles à former se modèlent avec des mains propres de manière à former un petit cylindre. Pour une mise en place correcte, il convient de tirer l’oreille vers le haut et légèrement en arrière. Une fois inséré, patienter 30 secondes afin que le bouchon s’adapte à la forme du conduit auditif.
Après insertion des bouchons, qu’ils soient pré-moulés ou à former, placer les mains sur les oreilles, puis relâcher. Si vous ne percevez aucune différence, cela signifie que vos bouchons sont correctement placés. Lors du retrait, procéder avec délicatesse en tournant le bouchon légèrement vers l’extérieur.
Lors de la mise en place d’un casque anti-bruit, il faut veiller à ce que l’oreille soit bien dégagée, afin qu’aucun élément n’interfère avec les coussinets. Une fois les coquilles placées sur les oreilles de façon à les couvrir entièrement, il faut régler le serre-tête à la bonne hauteur grâce aux crans prévus à cet effet, afin de garantir confort et protection optimale.

Les bouchons d’oreilles à former sont à usage unique et doivent donc être jetés après utilisation.
Les bouchons pré-moulés, tout comme les coussinets des casques antibruit, se nettoient à l’eau savonneuse avant d’être rincés et séchés. Si ces derniers sont fissurés ou abîmés, il est nécessaire de les jeter et de les remplacer. Il faut par ailleurs se référer aux recommandations du fabriquant pour connaître la durée de vie de ces protections.
Les protections auditives sur-mesure sont quant à elles fournies avec un kit de nettoyage spécifique.

Gants électricien

Les conseils RM2G sur l'entretien des EPI catégorie 3 : les gants isolants

Les gants isolants, qu’ils soient en service ou stockés, doivent subir une vérification tous les 6 mois au minimum. Un inspection visuelle est indispensable avant chaque utilisation afin d’en détecter tout défaut. Si cela est possible, il est fortement recommandé de les vérifier par un essai de pression d’air appliquée manuellement. Au moindre doute concernant l’état d’un gant, il est impératif de ne pas l’utiliser et de le renvoyer pour essai.

En cas d’utilisation de surgants, ceux-ci doivent être formés et dimensionnés de manière à ne pas déformer les gants isolants. Les surgants de protection ne doivent pas avoir servi à un autre usage avant d’être positionnés sur les gants isolants. Une inspection visuelle systématique permet de s’assurer que les surgants ne présentent aucun défaut susceptible de nuire à leur efficacité de protection. Il est important de vérifier régulièrement l’intérieur des surgants afin d’y détecter tout objet pointu ou acéré pouvant endommager les gans isolants.

Les gants isolants, s’ils sont souillés, doivent être lavés à l’eau savonneuse, rincés, puis séchés soigneusement à une température inférieure à 65°C.

Afin de garantir leur conservation dans un état optimal, les gants électricien doivent être rangés dans leur emballage. Ils ne doivent pas être pliés ni comprimés, et être stockés à l’abri de la chaleur et de la lumière.

Spécialistes de la sécurité et de la protection de la santé sur vos chantiers, les coordonnateurs SPS RM2G vous accompagnent et vous conseillent sur le choix des EPI, leur entretien et le respect de la réglementation. N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter !

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